Paris regorge de lieux magnifiques. Des hôtels particuliers, des immeubles haussmanniens et des cours intérieures fleuries et coquettes. Là, au bout de cette avenue, près de la place Vendôme et de la rue de la Paix, trône le Palais Garnier.

On se prend pour des princesses

Son escalier majestueux en fait l’un des plus beaux monuments parisiens. L’architecte a pensé aux moindres détails, notamment en choisissant des marbres clairs qui permettent à l’édifice, une impression de légèreté. Une légèreté accentuée par les courbes des marches (semblables à des vagues vu du haut) et les statues tout autour.

On apprend au fil de la visite guidée qu’on venait à l’Opéra avant tout pour se montrer. Les nobles et les notables parisiens entraient d’ailleurs par la porte latérale, ici-même où démarrent les visites. Le hall principal n’est ouvert que les soirs de représentations.

Dans la salle d’Opéra, on remarque tout de suite le plafond de Chagal, qui alimenta de nombreuses critiques et polémiques, mais que André Malraux, ministre de la Culture de l’époque, fit taire grâce à la beauté de l’oeuvre. Le lustre au centre, de 8 tonnes, fait partie intégrante de ce plafond. Autrefois,  il fonctionnait au gaz. D’ailleurs, le spectacle se déroulait lumière allumée. Cela aidait l’Empereur à se faire voir, occupant la première loge à droite de la scène… avec la plus mauvaise visibilité.

Des plafonds splendides

La visite se poursuit par la découverte de la grande salle d’or. De très belles peintures se trouvent aussi au plafond, ainsi que deux bustes. L’un d’entre eux représente Garnier lui-même, le second, sa femme figurée sous la forme de dieux égyptiens.

Enfin, on se balade dans la bibliothèque des arts de la danse, et dans les couloirs de cet Opéra, décidément magnifique. On aimerait le temps d’une soirée, déambuler, nous aussi, en robe de princesse et chapeaux haut-de-forme.

Ma note : 9,5/10

Visite guidée du Palais Garnier. 1h30 environ. Tous les jours.