Pour la première fois, Cuba se retrouve sur le devant de la scène. Au travers l’opéra de Bizet, Carmen nous emmène à Santiago au sud de l’île, puis à la Havane, haut lieu de fêtes et de rencontres.

Dans la fougue cubaine

Carmen jette son dévolu sur José qui faute d’avoir emmenée la belle en prison, passera lui-même un long moment enfermé. Elle l’attend mais leurs retrouvailles virent courtes : Carmen se lasse de l’amour étouffant du jeune officier.

carmen_la_cubanaÀ la Havane, elle fait la rencontre d’un boxeur (un toréador dans la version classique) avec lui elle imagine son avenir. José fou de jalousie, la poignarde devant la foule venue soutenir le sportif.

Cette œuvre, à mi-chemin entre l’opéra (certaines chansons reprennent les codes lyriques) et la comédie musicale s’avère être une vraie réussite. Les danseurs transmettent à merveille la fougue cubaine, accompagnée par d’excellents musiciens.

Dès les premières secondes, on se croit sur l’île. Le drapeau national et l’ambiance recréent la vie quotidienne dans ce pays dont on connaît les enjeux politiques, sociaux et économiques.

Plongeon dans les souvenirs de mon voyage en 2013

J’ai d’ailleurs retrouvé dans ces chants et danses, ce que j’avais aimé lors de mon voyage à Cuba en 2013. Les panneaux “Viva la revolucion” qui jonchent les routes et les places municipales, les enfants qui jouent avec trois fois rien, et les femmes au marché ou dans les clubs de salsa.

Le rythme du spectacle ne s’essouffle jamais. Les rares moments plus calmes restent chargés d’émotion et de sens. C’est beau et sincère. Dommage que les textes soient en espagnol et qu’il faille lire la traduction sur des écrans. On oublie parfois de regarder personnages et leur jeu d’acteur.

Ma note : 8,5/10

Carmen la Cubana, jusqu’au 30 avril au Théâtre du Châtelet.

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