L’actualité à Cuba me pousse à publier ce texte que j’ai écrit il y a quelques mois (quelques années ?) suite à mon magnifique voyage dans ce pays.

Je suis partie seule et comme j’aime le dire, cette semaine sur l’île en forme de crocodile a été l’une des plus belles de ma vie. Le soleil évidemment, mais aussi les gens accueillants et chaleureux, les mangues à déguster sur l’arbre, les crevettes sautées et la samba.

cuba-500x300Je me souviens des modèles de voitures années 50, des marchés aux fruits et aux fleurs sur la place de Santiago de Cuba, là même où Fidel Castro sera célébré. “Viva la revolucion !”, écrit sur des panneaux un peu partout. Cette région du Sud reste le berceau du soulèvement historique. D’ailleurs quand on se balade, on sent toujours cette ambiance. Ils l’aimaient leur leader. Ils le vénèrent même. C’est assez beau cette communion populaire. On y adhère ou non, mais il faut reconnaître qu’il a réussit à souder son pays.

16 avril 2013. Ottawa. 13h37.

Crème solaire, chapeau, lunettes, maillot. J’ouvre une dernière fois ma valise de 34 litres – la même qui m’a servie à venir ici, je crois que j’ai tout. Le plus dur va être de la traîner jusqu’à la fac en haut de la colline à 20 minutes de marche. J’aime cette petite balade. Ça grimpe un peu mais je m’aère l’esprit. Je constate à chaque fois que je fais ce trajet pour aller en cours, que le centre pour SDF est toujours un peu plus bondé. Pourtant on sort de l’hiver, la neige a quasiment disparu. Mais ils restent là à attendre d’avoir une place. En signant le bail de ma chambre en colocation au 48 avenue Saint-Patrick au coin de l’avenue King Edward, je ne pensais pas que ces malheureux allaient tant occuper mes réflexions.

Bref, le temps est venu de relire une dernière fois mes fiches de notes pour valider mon partiel “écriture journalistique”. J’adore ce cours. Il est donné par un français qui enseignait jusqu’à présent à la Sorbonne. On a jamais véritablement su pourquoi il a atterri à Ottawa après un parcours si prestigieux.
Plus que ce devoir à rendre (consigne : “Votre rédacteur en chef vous demande de rédiger un dossier en rapport avec le salon du chiot. Trouvez  quatre angles en expliquant l’intérêt de chacun”). Quelques semaines plus tard, j’apprendrai que j’ai obtenu A+ et validé mon année avec mention très bien.

18 avril 2012. 16h33.

En retard. Je regarde ma montre, je vais louper le début de mon examen. Mon père pour qui il est 20h33 m’appelle au moment de fermer la porte. Non pas maintenant.  Je t’envoie un texto pour te confirmer que je suis bien dans le bus. Oui je vais profiter du soleil. Non je n’ai pas peur de me retrouver toute seule. À plus tard. Bisous.

19h04.

Je dis au revoir au professeur qui m’a tant appris. Tant aidé pour mon avenir et mon mémoire que je dois rendre mi-juin. Bonnes vacances il me dit en jetant un œil à mon sac de voyage. Vous allez où? Ah ! Profitez du Sud. C’est tellement beau.

20h45.

Après un chocolat chaud au Starbuck de la rue Rideau, je monte dans le bus qui me mènera à la plage. J’ai hâte de plonger. De me prélasser sur un transat et de faire la fête. Je n’arrive pas à fermer les yeux durant les trois heures de route qui m’emmènent à l’aéroport Trudeau de Montréal. Dans ces moments la, mon excitation est plus forte que la fatigue.

2h16.  17 avril

Enfin m’y voilà. Je goûte le sable. Déjà dans la file d’attente, des jeunes de mon âge portent des chapeaux de paille. Je souris.
L’avion décolle à 6 heures du matin. À 10 heures, je serai la reine des Caraïbes !

© Zen-Zen.info > Pourquoi partir à Cuba ?
J’ai malheureusement perdu mes photos de Cuba… J’actualiserai ce billet quand j’aurai (hypothétiquement) remis la main dessus.