En ce 8 mars, Journée de la femme, cette pièce de théâtre a particulièrement résonné. Dans Dancing, on se retrouve avec six employés, présents tour à tour dans les sanitaires de leur grosse entreprise où le capitalisme prend de multiples visages, pour livrer leurs états d’âme et surtout leurs stratégies respectives plus machiavéliques que jamais.

Cette pièce résonne d’abord lorsqu’on découvre la personnalité du patron de cette société. Un chef vieille-France qui interdit à ses employées de tomber enceintes, pour les difficultés de remplacement de ces événements obligent. On déteste ce chef une nouvelle fois quand l’une d’elles sera offerte à des clients japonnais comme femme plateau à sushis. Plus tard, on a aussi envie d’étrangler ce jeune premier et ses dents tellement longues qu’elles en rayeraient le parquet. En revanche, on se prend de compassion pour ce surdoué “débile” quine comprend pas pourquoi il dérange autant. Et pour cette minette sortie de l’école qui n’a pas encore été confrontée à cette guerre effrénée.

On avait déjà vu des satires de l’entreprise (La gueule de l’emploi et Les Ambitieux), dans un autre genre, Dancing est encore plus féroce. Dramatique même. Cela en devient insupportable et scandaleux.

Il faut cependant émettre un bémol. En lisant le titre et le résumé, on s’attendait à davantage de danse. Bien sûr ces personnages valsent sur leurs valeurs, mais la musique, très belle aurait pu être plus présente. C’est dommage car le rythme est parfois lent et certaines longueurs se font ressentir.

Ma note : 6,5/10

Dancing au Funambule Théâtre jusqu’au 30 mars. Tous les mardis et mercredis à 21 heures.

© Compagnie Les Bunburystes