le-bihanIls apparaissent tour à tour sur scène. Devant cet unique drap blanc qui sert aux ombres chinoises. Samuel Le Bihan (qui produit entre autres François-Xavier Demaison) et Pascal Demolon nous content la vie de deux amis, nés en 1950, jalonnée de bonheurs et malheurs respectifs.

Les événements de la vie

On les découvre alors au mariage de l’un des deux (Martin), puis on retrouve la même scène une vingtaine d’années pour sa seconde union. Entre temps, il y a la naissance de sa fille puis son baptême et son propre mariage. Ce personnage, prof de littérature en lycée, bohème mais ultra réaliste, nous fait partager ses questions existentielles, sur le sexe notamment.

De son côté, Francis conte sa carrière. Entre pot de départ d’un collègue inutile, d’un patron incompétent, jusqu’à sa réussite par sa victoire comme “Homme de l’année 2006”, ce personnage arrogant et critique, dresse un portrait des entrepreneurs pas toujours très positif et glorieux.

Un rythme un peu lent

La forme du spectacle est originale. Jamais les deux comédiens ne se croisent sur scène.Les Discours dans une vie Ils s’adressent à l’un et à l’autre par des textes interposés. C’est original mais parfois, la mise en scène manque de rythme et dynamisme. Le seul drap blanc aurait pu servir pour projeter davantage d’images. Les costumes aussi m’ont paru un peu fades, bien que par les textes, on comprenne rapidement où l’on se situe.

Je n’ai non plus pas du tout compris ni apprécié les flashs incessants, réalisés par deux “parapluies” noirs de studio photos. Ils n’auraient été nécessaires uniquement lors de l’avant-dernière scène présentant la gloire de Francis au Club Entreprendre.

Et des trous de mémoire…

Malheureusement, le soir où j’ai vu la pièce, les comédiens étaient fatigués. On a eu le droit à un long trou de mémoire de la part de Samuel Le Bihan. Son partenaire ne semble pas l’avoir aidé lorsqu’il l’a sollicité en coulisses… Ce moment a d’autant cassé le rythme de la représentation. Dommage.

Ma note : 5/10

Au Théâtre de l’œuvre jusqu’au 18 mars 2017.
© Basile Bell