Cousins comme cochons

Cousins comme cochons

La pièce se joue au Splendid depuis l’été dernier par la Troupe à Palmade. Théâtre où j’avais vu Le tour du Monde en 80 jours. Et depuis cet été, je lisais d’extrêmes bonnes critiques, puis certains amis me l’ont conseillé. Je ne voulais donc pas passer à côté. Chose faite désormais. Je peux dire “Oui, j’ai vu Cousins comme cochons”.

Évidemment, le titre est une parodie du célèbre adage, et l’on comprend au fil du spectacle pourquoi on nous parle de cochons et de cousins (loin d’être germains). On apprend donc que le chef de famille aime les parties de chasse, le mercredi après-midi. Il ramène (en principe) un sanglier chaque semaine qu’il cuisine à la moutarde. Sa femme s’occupe pendant ce temps-là, en recevant son amant (très très bien gâté).
Entre-temps, Monsieur le Préfet débarque à la propriété pour faire signer au propriétaire, ses nouvelles terres vinicoles.

Du vaudeville en veux-tu en voilà !

On est dans la comédie de boulevard du début  la fin. On a les éléments clés d’un Feydeau classique : la mari bête, la femme et son amant dans le placard (il est littéralement dans une penderie), les autres personnages qui viennent rajouter du quiproquos là-dedans.

Mais la comédie de boulevard, ça reste toujours drôle surtout quand certains passages sont chantés pour le plus grand bonheur des spectacteurs. Les paroles ne sont pas toujours très fines (comparées aux Les fiancés de Loches qui étaient davantage guindées), mais elles font avancer l’histoire et on se marre vraiment.
Je retiens notamment la chanson “J’ai les pieds qui gonflent” puis lorsqu’il a réussit à retirer ses chaussures, il se met à chantonner”‘J’ai les pieds qui puent”. En sortant de la salle, on continue de fredonner la chanson du Préfet aussi.

Une comédie musicale pour adultes

Cousins comme cochons

Ces scènes sont rigolotes et potentiellement familiales. Sauf que certains passages ne sont du tout pour les enfants.
La femme affriolante en porte-jarretelles se dévoile tout le spectacle dans ce déshabillé, quand elle ne prononce pas des mots crus voire vulgaires. Disons que ça colle avec le délire de la pièce mais davantage aurait été malvenu.

Les comédiens sont très bons

J’avais déjà remarqué le talent de Christophe Canard dans Rumeurs. Il est drôle, aussi bien dans ses intonations de texte que dans sa gestuelle. Notons aussi la performance d’Emmanuelle Bougerol dans le rôle de la femme de maison.

Ma note : 7,5/10

© Bonus