The Pianist 3ème art - Mon Paris Culturel

Ce Pianist là ne ressemble à aucun autre : pour preuve, il ne sait (quasiment) pas lire une partition ni jouer un opéra. Et quand bien même il saurait faire, ses multiples gaffes feraient rire bon nombre de spectateurs.

Seconde œuvre découverte au 13ème Art après Cirkopolis (spectacle pour lequel j’ai eu un énorme coup de cœur et que j’encourage à réserver), The Pianist nous embarque dans un tout autre univers.
Dans son monde fait de musique et de piano à queue, il tente de nous offrir un concert. Mais rien ne va plus sur scène. Et tout est prétexte à une drôlerie. Le rideau noir difficile de s’en extirper, le siège de piano impossible à régler, le lustre en verre en guise de tyrolienne…

Des références aux autres artistes

The Pianist - Mon Paris CulturelSur le plateau, Thomas Monckton est seul. De rares intermèdes musicaux interrompent ce ballet loufoque autour du piano. Ce casse-cou n’hésite pas à monter dessus pour mieux faire tenir ses feuilles de Clé de Fa, ni à entrer dedans pour (accidentellement) y mettre le feu !

Au-delà du burlesque, certaines références à Charlie Chaplin notamment, viennent agrémenter ce show loufoque. Il fait danser ses doigts sur ce tabouret trop haut pour lui. Une danse espiègle et romantique, tournoyante et entraînante.

La difficulté à me laisser porter par ce spectacle

J’avoue ne pas avoir été transportée par cette histoire de pianiste malchanceux. J’ai peut-être perdu mon âme d’enfant… Qui sait ?

Que m’aurait-il fallu pour vraiment me faire rire ? Certainement que The Pianist le soit davantage. Je m’attendais à quelques mésaventures, certes ; je crois même que je voulais être surprise sur ce point. Me laisser porter par ce personnage poisseux. Mais, pour moi, le spectacle – malgré sa durée très courte (50 minutes) – s’embourbe. Il n’avance pas. C’est même presque un peu lourd… On anticipe ses gestes maladroits. On ne laisse plus la place à la spontanéité.

Les commentaires de mes collègues blogueurs (lire celui de Spectatif) semblent avoir été conquis par ce spectacle. Le soir de la première, les rires du public étaient timides, et à mon grand étonnement, les applaudissements en ont redemandé. Comme si, tout au long de la prestation, chacun s’était contenu de s’esclaffer, mais avait, au fond, apprécié cet artiste qui se produit jusqu’au 12 novembre à Italie 2.

Ma note : 6,5/10

© Heli Sorjonen