Cantinière, première amoureuse, maman, amante, psy… elles ont croisé la vie de “ce petit homme”. Attaché à elles pour leurs caractères, leurs émotions et leur amour, il raconte dans une pièce magnifiquement interprétée comment elles lui ont toutes permis de grandir.

Il raconte comment Framboise a été sa première femme, comment la dernière est partie, emportée par un cancer. Il entend des voix dans sa tête qui l’injure de parler d’elles. Parfois avec des mots peu bienveillants mais toujours dans la plus grande sincérité.

C’est poétique, vrai. Le texte résonne dans chacun des spectateurs. On a tous rencontré l’une d’elles. Elles ont été là à un moment de nos vies, puis ont disparu, remplacées par une autre puis une suivante.

Le comédien Pierre-Olivier Scotto donne de sa personne du début à la fin de la pièce. Comme s’il retenait son souffle durant l’heure et demie que dure cette belle représentation. Peut-être veut-il garder en lui toutes ces femmes qui l’ont faites sans les laisser s’échapper.

Ma note : 9/10

Ce spectacle se joue actuellement en tournée.

À voir : l’interview du comédien par le Théâtre Jean-Vilar de Suresnes ici.

© Pierre-Olivier Scotto