Je n’ai jamais suivi les émissions de Ruquier “On n’demande qu’à en rire” quand elles passaient il y a quelques années, en fin d’après-midi sur France 2. Je connais d’ailleurs assez mal l’humour de Jérémy Ferrari, pour ne citer que lui, tout comme celui de Constance, que j’ai vu sur scène vendredi dernier.

J’ai réservé ma place sur des conseils avisés… je regrette avoir perdu ma soirée entre amis, dans ce petit théâtre des Dix heures à Pigalle.

Aucun scénario et pourquoi ce titre ?

J’aurai dû m’attarder plus longuement sur le pitch du spectacle.MonParisculturel_Constance2.jpg Je me suis fait surprendre par la forme de cette pièce composée uniquement de chansons. Dans l’idée pourquoi pas. J’avais adoré Les Coquettes au Point Virgule – artistes qui se préparent d’ailleurs pour l’Olympia – et sur le coup, j’ai trouvé ça entraînant et festif… Sauf que…

Sauf que voilà, pendant une grosse heure, Constance nous sert « Gerbes d’amour ». Pourquoi ce titre ? Ces trois mots ne sont pas évoqués une seule fois au cours du spectacle. Parce qu’elle vomit du romantisme ?

Non, rien de cela pour moi. Les quelques jeux de mots dans les chansons, font sourire… et encore car quand la phrase jugée marrante est dans le refrain, et donc revient, sans plus aucune surprise.

Du trash vraiment ?

La dizaine de chansons présentées sur scène se veulent trash, crades, aux paroles déplacées. Je ne suis pas de cet avis.

D’abord, car à mon sens, les textes ne sont pas suffisamment poussés pour que le public se marre en avoir mal au ventre. Ensuite parce que l’idée dont je me faisais du trash n’est pas celui que Constance propose. Chanter « Je suis une tepu », est vulgaire si on veut, mais trash ça non.

Et si je n’ai pas adhéré au spectacle, c’est surtout car il n’y a pas de réel scénario. Les chansons s’enchaînent sans lien les unes avec les autres. Elle « n’aime pas l’été », puis elle dépeint « la Picardie ». Mouais.

Une mise en scène en demi-teinte

Constance partage la scène avec une chanteuse et musicienne Marie Reno. Son rôle de potiche qui confirme bêtement tout ce que l’autre lui raconte, reste sacrément dégradant pour cette artiste que personne ne connaît. Pourquoi avoir décidé de la ridiculiser ainsi ? Elle figure alors comme un accessoire à la mise en scène. Elle est là parce qu’elle doit jouer et chanter, mais les deux comédiennes auraient pu échanger, discuter, être en parfait équilibre.

Je tiens en revanche à saluer le génie relatif aux costumes. Une jupe à scratch qui s’enfile et se retire en une seconde, pour se mettre dans la peau d’un autre personnage reste très ingénieux.

Bref, visiblement dans la salle je n’étais pas la seule à m’être ennuyée… Le couple à ma droite n’a pas applaudi une fois. Quant à moi, j’ai pensé quitter la salle avant même la fin du show…

Ma note : 3,5/10

 © Constance officiel