magistral insaisissables

Pour leur retour sur le devant de la scène, les Quatre Cavaliers vont dénoncer les méthodes d’un magnat de la technologie à la tête d’une vaste organisation criminelle, mais ils ignorent que cet homme d’affaires, Walter Marbry, a une longueur d’avance sur eux, et les conduit dans un piège Pour déjouer ses plans, ils vont devoir élaborer le braquage le plus spectaculaire jamais conçu.

J’avoue avoir littéralement adoré le premier volet des Quatre cavaliers, que j’ai d’ailleurs revu il y a peu. J’avais été fascinée par ces personnalités que tout opposaient, -tout sauf leurs talents respectifs pour la magie-, et qui avaient su travailler ensemble pour “faire régner le bien sur la planète”. Trop ambitieux ? Peut-être.

magistral insaisissables

On les retrouve donc pour une nouvelle aventure “encore plus impressionnante que la fois précédente” (dixit la bande-annonce), admettons. Pour moi, c’est tout aussi impressionnant. Pendant deux heures, on suit Daniel, Jack, Lula et Merritt au cœur de Macao, le Las Vegas chinois. On suit surtout leurs plans plus machiavéliques les uns que les autres afin de se venger pour la deuxième fois d’Arthur Tressler, milliardaire qu’ils avait ruiné dans le précédent film.

Place à l’inexplicable

Bien que certains éléments s’avèrent peu probables et certains liens parfois difficiles à effectuer (notamment pour le final où les personnages n’expliquent pas comment ils ont “volé” le jet privé de Walter Marbry), on est réellement pris dans cette aventure où hypnose se mêle au jeu de cartes et à l’illusionnisme.

Le rythme du film ne s’essouffle pas une seconde. On reste happés durant ces 120 minutes par ces tours de passe-passe qui n’en finissent plus.
La magie a ce pouvoir de ne pas tout argumenter, de ne rien à avoir à prouver. Quand on se rend à un spectacle de magie (Enzo ou Langevin que j’avais vu cet hiver, par exemple), on apprécie la rêverie et le charme de l’inexplicable. Ce film joue totalement sur ce fantasme et sur les fondamentaux de la magie : l’illusionniste est toujours là où le public ne l’attend pas. C’est aussi cela, la beauté d’Insaisissables 2.

Mais…

Certains critiques reprochent au film de se reposer sur ses acquis. Certes tout est basé sur des effets spéciaux et les personnages ont gardé leur spécialité -ce qui aurait pu évoluer, sachant qu’un an s’est écoulé entre les deux missions.

On regrette aussi Mélanie Laurent qui nous avait beaucoup touchée dans le premier opus. On se demande d’ailleurs pourquoi son personnage n’est évoqué à aucun moment du film. Enfin, le personnage de Lula est légèrement insupportable.

VO contre VF

Pour tout avouer, j’ai vu ce flm deux fois. La première en VO, la seconde, en VF. Indéniablement, je préfère la version originale. Les expressions anglo-saxonnes et les intonations des acteurs m’ont fait rire et sursauter. Rien de cela en version doublée. En plus de l’effet de surprise inexistant, je me suis ennuyée à les entendre parler.

En revanche, mention spéciale pour la musique qui nous reste dans la tête du début à la fin… et qui ne nous lâche pas.

Ma note : 9/10

© Prod via Commeaucinema