Dans le hall d’une grande banque, un quadra visiblement au chômage depuis bien longtemps tente de calmer son stress. Il n’hésite pas à toucher  tout ce qu’il lui tombe sous la main, de la plante verte au tableau d’art contemporain, en passant par la présentation sonore du créateur de la compagnie, pour passer le temps.

Quand débarque un trentenaire vêtu d’un costume trois pièces Hugo Boss à 1000 euros, rien ne va plus. Ils font connaissance, mais ne perdent pas de vue leur objectif commun. Celui de remporter la poste. Surtout qu’un troisième candidat se présente, fraîchement débarqué de sa salle de sport. Passionné d’arts martiaux, il mettra sa stratégie japonaise au service de ses arguments. Qui aura la gueule de l’emploi ? Tous les coups sont permis.

Un portrait fidèle de la loi de l’entreprise

On rit et on sourit. La pièce monte crescendo. Le démarrage est certes un peu lent, mais l’arrivée du karatéka donne une toute autre vitesse à cette pièce dont le réalisme est frappant. La vie de l’entreprise, avant même d’y rentrer, est une véritable guerre qui est ici subtilement dressée.

Les acteurs sont très bons et la mise est scène est originale. Une belle prouesse sur cette petite scène qu’offre le Mélo d’Amélie.

Ma note : 8/10

“La gueule de l’emploi” au Théâtre Mélo d’Amélie, 4 rue Marie-Stuart, Paris 2e.
Du mercredi au samedi à 21h30. Le samedi à 17h30 et le dimanche à 16h. 
Réservations : 01 40 26 11 11