“Théâtre samedi soir ?”. Je réponds tout de suite au texto qui vient d’arriver : “Avec plaisir”. Et nous voilà assis dans quatre des quelque cinquante fauteuils que compte la salle numéro 1 du Théâtre Montorgueil.

Sur scène, trois comédiens. Le charmeur et glandeur Marseillais de base, son pote, du sud aussi, qui ne comprend pas grand chose à ce qu’il se passe, et une grande folle qui vient s’installer chez eux. Les quiproquos s’enchaînent, les blagues (un peu) lourdes aussi, et les clichés ne cessent pas.

Des clichés en veux-tu en voilà !

Pourquoi un homosexuel doit forcément ressembler à une fofolle, des lunettes roses dans les cheveux et un collier hawaïen autour du ventre ? Je comprends que le metteur en scène ait voulu accentuer le décalage entre les bœufs marseillais et leur nouveau coloc’ qui fréquente le Marais, mais cette idée encourage, à mon sens, les sentiments et les réflexions homophobes. D’ailleurs, le passage improvisé où un spectateur est monté sur scène pour enfiler le même attirail que son homologue homo, n’apportait rien au scénario, si ce n’est d’avoir mis mal à l’aise le jeune homme en question.

On se laisse malgré tout embarquer dans cette joyeuse pagaille de personnalités loufoques, qui restent sympathiques et qui ont tant à offrir. Un bon moment entre amis, mais qui ne m’a pas convaincue d’intégrer une colocation à la rentrée.

Ma note : 6/10

“Les colocs” au Théâtre Montorgueil – 3 rue du Sentier -Paris 2e.
Réservations au 01