Dans une entreprise, trois hommes se confrontent à la DRH, un poil machiavélique, pour tenter de partir en mission à Shanghai. L’objectif sera de manager les chinois, dont les coutumes et les pratiques professionnelles divergent de celles connues en Europe.

La blonde sexy les testent, les tirent à bout pour qu’ils expriment leurs profondes envies, mais aussi leurs pires défauts. Par ce jeu, elle règle aussi quelques problèmes personnels, dont une revanche sur les hommes de pouvoir. Là c’est elle qui détient toutes les cartes pour les évaluer, et désigner celui qu’elle ammènera en Chine.

Le drame de la mondialisation

On est littéralement pris dans cette histoire. À mi-chemin entre La gueule de l’emploi, qui met en compétition trois hommes que tout oppose, et Dancing, qui raconte les dégâts psychologiques engendrés par trop de travail, trop de pression et trop d’enjeux corporate, Made in China montre comment les vies personnelle et professionnelle restent constamment liées… parfois (souvent ?) pour le pire.

On a aimé que cette pièce nous fasse réfléchir au sens du travail dans nos aspirations. On a aimé les jeux des comédiens (avec une mention spéciale pour cette jeune DRH), et on a aimé le personnage du jeune cadre bouffé par son boulot, délaissé par sa femme et sa fille, qui se suicide avant même de connaître la décision des ressources humaines.

Made in China se révèle être une satire de l’entreprise, de la mondialisation, avec ses enjeux parfois tristes, sinon dramatiques. On rit, souvent jaune, car on est tous plus ou moins dans la même situation… et ça nous effraie de nous en rendre compte.

Ma note : 7,5/10